SEMINAIRE SUR LA CORPOREITÉ
«De humani corporis Fabrica»

en hommage à André Vésale

 
L’être humain et son corps par Eric Lowen
Directeur de l’Université Populaire de Philosophie de Toulouse

 

Cycle de conférences philosophiques

En 1543, le médecin André Vésale, le plus grand anatomiste de la Renaissance, publiait De humani corporis fabrica, qui allait révolutionner la connaissance du corps humain après plus d’un millénaire d’immobilisme et de «sacralisations» des théories d'Hypocrate et de Galien.

Ce cycle de conférences philosophiques lui rend hommage, ainsi qu’à tous ceux qui ont contribué, et contribuent encore tous les jours, à faire progresser notre connaissance du corps humain, élément fondateur de l’homme. L’homme n’a pas un corps, il est son corps.

 

 

PROGRAMME DES CONFERENCES PHILOSOPHIQUES 2015-2016

 

1 - Samedi 17 Octobre à 10H

Qu’est-ce qu’une philosophie du vivant ?
de la biophysique au vivant, pour une philosophie unitaire du vivant

 

A l’heure de la biologie moléculaire et de la génétique, à quoi sert une philosophie du vivant ? Peut-elle même encore exister ? Est-elle seulement là pour proposer des théories des organismes, comme un auxiliaire des sciences du vivant, ou bien a-t-elle un intérêt philosophique autonome, indépendamment de la biologie ? L’être humain échappe-t-il à ces principes communs aux organismes vivants bactériens, végétaux et animaux ou bien leur est-il assujetti. Si c’est le cas, en quoi conditionne-t-elle notre rapport aux autres êtres vivants et à nous-mêmes. Avant d’être un être humain, nous sommes des êtres vivants et cette condition vivante nous structure bien plus que la dimension sapiens de ce que nous sommes.

 

2 - SAMEDI 21 NOVEMBRE à 10H
LA CORPORALISATION DE l’Être HUMAIN
C’est le corps humain qui nous fait un être humain

 

Pendant des millénaires, l’homme fut d’abord pensé comme esprit, âme, psyché, logos... donc comme réalité métaphysique et métacorporelle avant d’être un corps, corps réduit à n’être qu’un véhicule secondaire, voire une prison pour l’âme. Mais depuis la Renaissance, le renouveau des sciences naturelles et le développement de la biologie ont remis en cause cette représentation de l’homme et du monde, pour aboutir à une compréhension totalement inverse : la corporalisation de l’être humain.   Présentation et explication de cette démétaphysication d’un côté, et de l’autre, de la corporalisation radicale de l’être humain.

 

3 - SAMEDI 16 JANVIER à 10H
Corporalité et corporéité

 

Le rapport que nous entretenons avec notre corps n’est jamais un rapport direct, simple et linéaire, même pour nos sensations somesthésiques. Le corps ressenti est toujours ressenti à partir de ce que nous pensons du corps. Or, ce que nous pensons du corps n’est pas une production du corps mais culturelle, individuelle et subjective. Entre notre corps et nous s’établit donc cet élément intermédiaire, la corporéité, mais le plus souvent confondu avec la corporalité, qui conditionne l’essentiel de nos rapports à notre corps et au corps humain en général.

 

 

4 - SAMEDI 20 FÉVRIER à 10H
Le cannibalisme, une affaire de culture
Le corps de l’homme est-il une viande comme les autres ?

 

Dans notre culture, l’interdiction de manger de la chair humaine est pensée comme un tabou primordial, une sorte de tabou fondateur de la civilisation, réservant le cannibalisme aux “sauvages”, aux barbares, aux malades. Cependant, au regard de l’histoire culturelle de l’Humanité, cette conviction ne résiste pas. Le cannibalisme a longtemps accompagné les cultures humaines sous des formes diverses : cérémonielle, funéraire, magique, sacrificielle, guerre, alimentaire... Dans nos arbres généalogiques, nous descendons tous de cannibales. Le corps de l’homme est-il une viande comme les autres ?

 

5 - SAMEDI 19 MARS à 10H
Croyances corporelles et sexismes
Les sexismes comme productions créantielles

 

Nos représentations de soi comme d’autrui sont en grande partie construites à partir de croyances, notamment les croyances corporelles. Quelles relations entre sexismes et croyances corporelles ? Quel est le rôle des croyances corporelles dans la formation des préjugés sexistes et de genre ? Et si les sexismes, avant d’être une question de domination et de rapports de force, étaient des affaires de croyances corporelles ?

 

6 - SAMEDI 16 AVRIL à 10H
LES CONSCIENCES DU CORPS
Du schéma corporel à l’image de soi

 

Comment devenons-nous conscients de notre corps ? Que signifie d’ailleurs être conscient de son corps ? Est-ce le corps qui est conscient ou est-ce le sujet qui est conscient de son corps ? Cette conscience du corps est-elle une réalité du corps pour autant ? Quels sont les principales formes de conscience de notre corporalité ? Existe-t-il une conscience corporelle distincte, dans les cellules ou les parties du corps, que celle créée par le cerveau ? Il n’y a pas de conscience naturelle du corps, elle est toujours une acquisition et une construction.

 

7 - SAMEDI 21 MAI à 10H
NOUS SOMMES UTILISATEURS DE NOTRE CORPS
Je le veux, le corps le fait

 

Le corps n’est pas seulement ce dont nous sommes issus et ce qui nous permet d’être, il est ce qui nous permet d’accomplir notre volonté, nos désirs. Et c’est autant à travers ce qu’est notre corps qu’à travers ce que nous en faisons que nous nous définissons et existons. L’être humain est utilisateur de son corps, utilisation consciente et utilisation inconsciente, utilisation volontaire et utilisation involontaire. Quels sont les modalités de cette utilisation, de ces utilisations, et comment cela structure-t-il notre rapport au monde et à soi ?

 

8 - SAMEDI 18 JUIN à 10H
LE SUICIDE, ULTIME UTILISATION DE SON CORPS

 

Une des particularités de notre espèce est sa capacité de suicide. Dans le vivant, ce type de comportement est rarissime, alors que dans l’humanité, il est d’une banalité tragique. Quelles sont les raisons de cela ? Quelles sont les spécificités de notre espèce qui permettent le suicide, puisqu’il est de nature anthropologique avant d’être psychologique ? Ce mot commun ne recouvre-t-il pas des réalités différentes ? Nous essayerons de mieux comprendre la capacité de suicide de l’humanité, étape nécessaire pour y faire face, pour aider les personnes en détresse ou bien pour accepter leur décision.

 

 

CYCLE DE COURS DE LA FORMATION DE MASSORELAXOLOGUE®

 

1 - Introduction à la Nature Humaine
2 - L’homme et son corps
3 - La conscience, la structuration des états de conscience
4 - La construction de la perception somesthésique
5 - La conscience du corps : du schéma corporel à la conscience de soi
6 - Le statut du corps pour soi et dans nos rapports sociaux
7 - Proxémie, intimité et pudeur
8 - Le vivant, le corps et l’énergie ; les croyances énergétistes en massage
9 - Plaisir, Bien-être, Épanouissement et Bonheur
10 - Quels sens donner au massage ?